l’être et le paraître, les liens entre religion, philosophie, psychanalyse cinéma …

Etre et paraître, 

Être et paraître, deux parties de nous totalement différentes ou d’un côté nous sommes en unité avec nous même, et de l’autre ou l’on croit être, mais ou tout n’est qu’illusion.

Être, c’est vivre dans la conscience réelle de sa vie intérieure, c’est à partir du moment ou nous sommes dans l’être que commence réellement une vie en adéquation avec notre âme .

Paraître, c’est l’ego qui a construit sa propre identité ,mais il n’offre qu’une illusion du soi. Il s’identifie à tout, imite et se fond dans ce qui l’entoure, mais finalement, il ne vit que dans l’inconscience.

Depuis quelque temps, je me renseigne sur les principaux textes qui parlent de l’être et du paraître. Je me suis rendu compte qu’entre la religion, la philosophie et la psychanalyse il y avait beaucoup de points communs sur ce thème.

Je n’ai pas lu toutes les œuvres philosophiques, je n’ai pas lu la bible ou tous les textes sacrés (bien que j’ai reçu une éducation catholique), et je ne suis pas expert en psychanalyse, mes pensées sont simplement celle d’un homme curieux qui pense par lui même (je pense donc je suis).je n’ai pas la connaissance infinie, je n’ai pas la vérité absolue, ce que j’écris est ma vérité, je l’ai trouvé dans mon cheminement vers l’être.

Quand j’écris sur mon blog, c’est comme quand je pense à voix haute. Avez vous déjà mis vos pensées sur papier? Si pour moi le raisonnement est logique, il est très délicat de les faire comprendre aux autres à travers des mots. Prenez cela comme un brouillon, un article qui pourrait être modifié, mais pas comme une vérité absolue, et d’une manière générale ne prenez rien comme une vérité. La seule chose qui soit vraie c’est ce que vous pensez intimement (on y viendra un peu plus bas avec le Cogito de Descartes).

Je suis passé par toutes ces phases pour essayer de me connaître vraiment. Pour essayer de rencontrer mon moi intérieur. Sans connaître tous les philosophes et tous les écrits, je me rends compte que j’ai suivi les grandes lignes de ceux-ci ( si j’avais fait de la philo dans ma scolarité, peut-être aurais-je eu moins de mal pour accéder à mon être intérieur!).

Voyager vers son être intérieur est une escapade en plein océan. Devant vous se trouve une île resplendissante au-dessus de laquelle le soleil brille, et l’atmosphère est d’une pureté incroyable. Mais pour y parvenir, il vous faut construire votre radeau et quitter ce monde ou ne vivent que des clones, esclave de leur propre situation. Alors, ramez, et tirez sur la chaîne qui vous relie au continent des clones. Ce n’est pas facile, il faut forcer, il faut se faire violence, mais le voyage en vaut la peine.

« Je suis voyageur et navigateur. Et tous les jours, je découvre un nouveau continent dans les profondeurs de mon âme. « Khalil Gibran

 

 

 

 

LA THÉORIE DE DESCARTES

 

Descartes pense que l’homme vit dans le paraître, qu’il ne pense pas par lui même mais pense au travers de l’éducation et du monde qui l’entoure.

il offre 2 pistes pour être dans le soi:

1/ le doute méthodique:

c’est la remise en cause de toutes les connaissances acquises pour pouvoir se faire sois même sa propre idée (je penses donc je suis):

Mais qu’est- ce donc que je suis ? une chose qui pense. Qu’est-ce qu’une chose qui pense ? c’est une chose qui doute, qui entend, qui conçoit, qui affirme,qui nie, qui veut, qui ne veut pas , qui imagine aussi, et qui sent. Certes, ce n’est pas peu si toutes ces choses appartiennent à ma nature. Mais pourquoi n’y appartiendraient-elles pas? Ne suis-je pas celui-là même qui maintenant doute presque de tout, qui néanmoins entend et conçoit certaines choses , qui assure et affirme celles-là seules être véritables, qui nie toutes les autres, qui veut et désire d’en connaître davantage , qui ne veut pas être trompé, qui imagine beaucoup de choses , même quelquefois en dépit que j’en aie, et qui en sent aussi beaucoup, comme par l’entremise des organes du corps. Y a-t-il rien de tout cela qui ne soit aussi véritable qu’il est certain que je suis et que j’existe, quand même je dormirais toujours, et que celui qui m’a donné l’être se servirait de toute son industrie pour m’abuser ? Y a-t-il aussi aucun de ces attributs qui puisse être distingué de ma pensée, ou qu’on puisse dire être séparé de moi-même? Caril est de soi si évident que c’est moi qui doute, qui entends et qui désire, qu’il n’est pas ici besoin de rien ajouter pour l’expliquer. Et j’ai aussi certainement la puissance d’imaginer; car, encore qu’il puisse arriver (comme j’ai supposé auparavant) que les choses que j’imagine ne soient pas vraies”

 

Faites-vous votre propre opinion sur tout,et progressivement, le doute qui au départ remettait tout en question deviendra certitude.

Mais pour examiner correctement nos vérités, il faut aussi que notre réflexion ne soit pas influé par le monde qui nous entoure, car lui aussi est aveuglant, c’est ce que Descartes nome le malin genie.

 

2/ Le Malin génie,

il faut voir plus loin que les façades que nous offrent le monde (c’est ce que je nomme la matrice dans certains de mes articles) :

Je supposerai donc […] qu’un certain mauvais génie, non moins rusé et trompeur que puissant, a employé toute son industrie à me tromper; je penserai que le ciel, l’air, la terre, les couleurs, les figures, les sons, et toutes les autres choses extérieures , ne sont rien que des illusions et rêverie dont il s’est servi pour tendre des pièges à ma crédulité; je me considérerai moi-même comme n’ayant point de mains, point d’yeux, point de chair , point de sang ; comme n’ayant aucun sens , mais croyant faussement avoir toutes ces choses; je demeurerai obstinément attaché à cette pensée ; et si, par ce moyen, il n’est pas en mon pouvoir de parvenir à la connaissance d’aucune vérité, à tout le moins il est en ma puissance de suspendre mon jugement : c’est pourquoi je prendrai garde soigneusement de ne recevoir en ma croyance aucune fausseté, et préparerai si bien mon esprit à toutes les ruses de ce grand trompeur , que, pour puissant et rusé qu’il soit, il ne me pourra jamais rien imposer

Il faut considérer que le monde qui nous entoure est faux, apprenons à le voir sous un autre angle. Regardons-le dans sa globalité de manière holistique. Le monde autour de nous n’est qu’une façade, entrez a l’intérieur de chaque maison, fouillez-les de la cave au grenier pour voir le monde tel qu’il est .

J’ai fait quelques articles sur ce thème qui auraient pu avoir leur place ici :le prix de la vie, notre système démocratique, le mouton noir, Chercheurs de vie,Le communisme.

Progressivement vous prendrez conscience que cette matrice va jusqu’à modifier notre manière de penser, tous ces sentiments: la haine contre autrui, la jalousie, la colère, la peur, etc. Tout cela vient de ce qui nous entoure, mais rien ne vient de nous.

Beaucoup pensent que le fait de penser fait de nous des êtres, mais ils se trompent, c’est le fait de penser par nous même qui fait de nous des êtres.On pourrait dire: Je pense donc je suis, mais si je pense à travers un prisme que je suis, je ne suis pas celui qui pense.

 

PLATON ET L’ALLÉGORIE DE LA CAVERNE:

 

Socrate: Maintenant, repris-je, représente-toi de la façon que voici l’état de notre nature relativement à l’instruction et à l’ignorance. Figure-toi des hommes dans une demeure souterraine, en forme de caverne, ayant sur toute sa largeur une entrée ouverte à la lumière; ces hommes sont là depuis leur enfance, les jambes et le cou enchaînés, de sorte qu’ils ne peuvent bouger ni voir ailleurs que devant eux, la chaîne les empêchant de tourner la tête; la lumière leur vient d’un feu allumé sur une hauteur, au loin derrière eux; entre le feu et les prisonniers passe une route élevée : imagine que le long de cette route est construit un petit mur, pareil aux cloisons que les montreurs de marionnettes dressent devant eux, et au-dessus desquelles ils font voir leurs merveilles.
Glaucon: Je vois cela, dit-il.
Socrate: Figure-toi maintenant le long de ce petit mur des hommes portant des objets de toute sorte, qui dépassent le mur, et des statuettes d’hommes et d’animaux, en 
 pierre, en bois, et en toute espèce de matière; naturellement, parmi ces porteurs, les uns parlent et les autres se taisent.
Glaucon: Voilà, s’écria-t-il, un étrange tableau et d’étranges prisonniers.
Socrate: Ils nous ressemblent , répondis-je; et d’abord, penses-tu que dans une telle situation ils aient jamais vu autre chose d’eux-mêmes et de leurs voisins que les ombres projetées par le feu sur la paroi de la caverne qui leur fait face?
Glaucon: Et comment? observa-t-il, s’ils sont forcés de rester la tête immobile durant toute leur vie? 

Et pour les objets qui défilent, n’en est-il pas de même?
Socrate: Si donc ils pouvaient s’entretenir ensemble ne penses-tu pas qu’ils prendraient pour des objets réels les ombres qu’ils verraient ?
Glaucon: Il y a nécessité.
Socrate: Et si la paroi du fond de la prison avait un écho, chaque fois que l’un des porteurs parlerait, croiraient-ils entendre autre chose que l’ombre qui passerait devant eux?
Glaucon: Non, par Zeus, dit-il.
Socrate: Assurément, repris-je, de tels hommes n’attribueront de réalité qu’aux ombres des objets fabriqués.
Glaucon: C’est de toute nécessité.
Socrate: Considère maintenant ce qui leur arrivera naturellement si on les délivre de leurs chaînes et qu’on les guérisse de leur ignorance. Qu’on détache l’un de ces prisonniers, qu’on le force à se dresser immédiatement, à tourner le cou, à marcher, à lever les yeux vers la lumière : en faisant tous ces mouvements il souffrira, et l’éblouissement 
l’empêchera de distinguer ces objets dont tout à l’heure il voyait les ombres. Que crois-tu donc qu’il répondra si quelqu’un lui vient dire qu’il n’a vu jusqu’alors que de vains fantômes, mais qu’à présent, plus près de la réalité et tourné vers des objets plus réels, il voit plus juste? si, enfin, en lui montrant chacune des choses qui passent, on l’oblige, à force de questions, à dire ce que c’est? Ne penses-tu pas qu’il sera embarrassé, et que les ombres qu’il voyait tout à l’heure lui paraîtront plus vraies que les objets qu’on lui montre maintenant?
Glaucon: Beaucoup plus vraies, reconnut-il.
Socrate: Et si on le force à regarder la lumière elle-même, ses yeux n’en seront-ils pas blessés? n’en fuira-t-il pas la vue pour retourner aux choses qu’il peut regarder, et ne croira-t-il pas que ces dernières sont réellement plus distinctes que celles qu’on lui montre?
Glaucon: Assurément.
Socrate: Et si, repris-je, on l’arrache de sa caverne par force, qu’on lui fasse gravir la montée rude et escarpée, et qu’on ne le lâche pas avant de l’avoir traîné jusqu’à la lumière du soleil, ne souffrira-t-il pas vivement, et ne se plaindra-t-il pas de ces violences? Et lorsqu’il sera parvenu à la 
lumière pourra-t-il, les yeux tout éblouis par son éclat, distinguer une seule des choses que maintenant nous appelons vraies?
Glaucon:  Il ne le pourra pas, répondit-il; du moins dès l’abord.
Socrate: Il aura, je pense, besoin d’habitude pour voir les objets de la région supérieure. D’abord ce seront les ombres qu’il distinguera le plus facilement, puis les images des hommes et des autres objets qui se reflètent dans les eaux, ensuite les objets eux-mêmes. Après cela, il pourra, affrontant la clarté des astres et de la lune, contempler 
plus facilement pendant la nuit les corps célestes et le ciel lui-même, que pendant le jour le soleil et sa lumière.
Glaucon: Sans doute.
Socrate: À la fin, j’imagine, ce sera le soleil – non ses vaines images réfléchies dans les eaux ou en quelque autre endroit – mais le soleil lui-même à sa vraie place, qu’il pourra voir et contempler tel qu’il est.
Glaucon: Nécessairement.
Socrate: Après cela il en viendra à conclure au sujet du soleil, que c’est lui qui fait les saisons et les années, qui gouverne tout dans le monde visible, et qui, d’une certaine manière,
 est la cause de tout ce qu’il voyait avec ses compagnons dans la caverne.
Glaucon: Evidemment, c’est à cette conclusion qu’il arrivera.
Socrate: Or donc, se souvenant de sa première demeure, de la sagesse que l’on y professe, et de ceux qui y furent ses compagnons de captivité, ne crois-tu pas qu’il se réjouira du changement et plaindra ces derniers?
Glaucon: Si, certes.
Et s’ils se décernaient alors entre eux honneurs et louanges, s’ils avaient des récompenses pour celui qui saisissait de l’oeil le plus vif le passage des ombres, qui se rappelait le mieux celles qui avaient coutume de venir les premières ou les dernières, ou de marcher ensemble, et 
qui par là était le plus habile à deviner leur apparition, penses-tu que notre homme fût jaloux de ces distinctions, et qu’il portât envie à ceux qui, parmi les prisonniers, sont honorés et puissants? Ou bien, comme le héros d’Homère, ne préférera-t-il pas mille fois n’être qu’un valet de charrue, au service d’un pauvre laboureur, et souffrir tout au monde plutôt que de revenir à ses anciennes illusions et de vivre comme Glaucon: il vivait?
Je suis de ton avis, dit-il; il préférera tout souffrir plutôt que de vivre de cette façon-là.
Socrate: Imagine encore que cet homme redescende dans la caverne et aille s’asseoir à son ancienne place : n’aura-t-il pas les yeux aveuglés par les ténèbres en venant brusquement du plein soleil?
Glaucon: Assurément si, dit-il.
Socrate: Et s’il lui faut entrer de nouveau en compétition, pour juger ces ombres, avec les prisonniers qui n’ont point quitté leurs chaînes, dans le moment où sa vue
 est encore confuse et avant que ses yeux se soient remis (or l’accoutumance à l’obscurité demandera un temps assez long), n’apprêtera-t-il pas à rire à ses dépens, et ne diront-ils pas qu’étant allé là-haut il en est revenu avec la vue ruinée, de sorte que ce n’est même pas la peine d’essayer d’y monter? Et si quelqu’un tente de les délier et de les conduire en haut, et qu’ils le puissent tenir en leurs mains et tuer, ne le tueront-ils pas (463)?
Glaucon: Sans aucun doute, répondit-il.
Socrate: Maintenant, mon cher Glaucon, repris-je, il faut 
appliquer point par point cette image à ce que nous avons dit plus haut, comparer le monde que nous découvre la vue au séjour de la prison, et la lumière du feu qui l’éclaire à la puissance du soleil. Quant à la montée dans la région supérieure et à la contemplation de ses objets, si tu la considères comme l’ascension de l’âme vers le lieu intelligible tu ne te tromperas pas sur ma pensée, puisque aussi bien tu désires la connaître. Dieu sait si elle est vraie. Pour moi, telle est mon opinion : dans le monde intelligible l’idée du bien est perçue la dernière et avec peine, mais on ne la peut percevoir sans conclure qu’elle est la cause de tout ce qu’il y a de droit et de beau en toutes choses; qu’elle a, dans le monde visible, engendré la lumière et le souverain de la lumière; que, dans le monde intelligible, c’est elle-même qui est souveraine et dispense la vérité et l’intelligence; et qu’il faut la voir pour se conduire avec sagesse dans la vie privée et dans la vie publique.
Glaucon: Je partage ton opinion, dit-il, autant que je le puis.
Socrate: Eh bien ! partage-la encore sur ce point, et ne t’étonnes pas que ceux qui se sont élevés à ces hauteurs ne veuillent plus s’occuper des affaires humaines, et que leurs âmes 
aspirent sans cesse à demeurer là-haut. Cela est bien naturel si notre allégorie est exacte.
Glaucon: C’est, en effet, bien naturel, dit-il.
Socrate: Mais quoi? penses-tu qu’il soit étonnant qu’un homme qui passe des contemplations divines aux misérables choses humaines ait mauvaise grâce et paraisse tout à fait ridicule, lorsque, ayant encore la vue troublée et n’étant pas suffisamment accoutumé aux ténèbres environnantes, il est obligé d’entrer en dispute, devant les tribunaux ou ailleurs, sur des ombres de justice ou sur les images qui projettent ces ombres, et de combattre les interprétations 
qu’en donnent ceux qui n’ont jamais vu la justice elle-même?
Glaucon: Il n’y a là rien d’étonnant.
Socrate: En effet, repris-je, un homme sensé se rappellera que 
 les yeux peuvent être troublés de deux manières et par deux causes opposées : par le passage de la lumière à l’obscurité, et par celui de l’obscurité à la lumière; et ayant réfléchi qu’il en est de même pour l’âme, quand il en verra une troublée et embarrassée pour discerner certains objets, il n’en rira pas sottement, mais examinera plutôt si, venant d’une vie plus lumineuse, elle est, faute d’habitude, offusquée par les ténèbres, ou si, passant de l’ignorance à la lumière, elle est éblouie de son trop vif éclat; dans le premier cas il l’estimera heureuse en raison de ce qu’elle éprouve et de la vie qu’elle mène; dans le second, il la plaindra, et s’il voulait rire à ses dépens, ses moqueries seraient moins ridicules que si elles s’adressaient à l’âme qui redescend du séjour de la lumière.
Glaucon: C’est parler, dit-il, avec beaucoup de sagesse.
Socrate: Il nous faut donc, si tout cela est vrai, en conclure ceci ; l’éducation n’est point ce que certains proclament qu’elle 
est ; car ils prétendent l’introduire dans l’âme, où elle n’est point, comme on donnerait la vue à des yeux aveugles.
Glaucon: Ils le prétendent, en effet.
Socrate: Or, repris-je, le présent discours montre que chacun possède la faculté d’apprendre et l’organe destiné à cet usage, et que, semblable à des yeux qui ne pourraient se tourner qu’avec le corps tout entier des ténèbres vers la lumière, cet organe doit aussi se détourner avec l’âme tout entière de ce qui naît, jusqu’à ce qu’il devienne capable de supporter la vue de l’être et de ce qu’il y a de 
 plus lumineux dans l’être; et cela nous l’appelons le bien, n’est-ce pas?
Glaucon: Oui.
Socrate: L’éducation est donc l’art qui se propose ce but, la conversion de l’âme, et qui recherche les moyens les plus aisés et les plus efficaces de l’opérer; elle ne consiste pas à donner la vue à l’organe de l’âme, puisqu’il l’a déjà; mais comme il est mal tourné et ne regarde pas où il faudrait, elle s’efforce de l’amener dans la bonne direction.
Glaucon: Il le semble, dit-il.
Socrate: Maintenant, les autres vertus, appelées vertus de l’âme, paraissent bien se rapprocher de celles du corps – car, en réalité, quand on ne les a pas tout d’abord, on les peut 
 acquérir dans la suite par l’habitude et l’exercice; mais la vertu de science appartient très probablement à quelque chose de plus divin , qui ne perd jamais sa force, et qui, selon la direction qu’on lui donne, devient utile et avantageux ou inutile et nuisible. N’as-tu pas encore remarqué, au sujet des gens que l’on dit méchants mais habiles, combien perçants sont les yeux de leur misérable petite âme, et avec quelle acuité ils discernent les objets vers lesquels ils se tournent? Leur âme n’a donc pas une vue faible, mais comme elle est contrainte de servir leur malice, plus sa vue est perçante, plus elle fait de mal.
Glaucon: Cette remarque est tout à fait juste, dit-il.
Socrate: Et cependant, poursuivis-je, si de pareils naturels étaient émondés dès l’enfance, et que l’on coupât les excroissances de la famille du devenir, comparables à des masses de plomb, qui s’y développent par l’effet de la 
gourmandise, des plaisirs et des appétits de ce genre, et qui tournent la vue de l’âme vers le bas; si, libérés de ce poids, ils étaient tournés vers la vérité, ces mêmes naturels la verraient avec la plus grande netteté, comme ils voient les objets vers lesquels ils sont maintenant tournés.
Glaucon: C’est vraisemblable, reconnut-il.
Socrate: Mais quoi ! n’est-il pas également vraisemblable, et nécessaire d’après ce que nous avons dit, que ni les gens sans éducation et sans connaissance de la vérité, ni ceux qu’on laisse passer toute leur vie dans l’étude, ne sont 
 propres au gouvernement de la cité, les uns parce qu’ils n’ont aucun but fixe auquel ils puissent rapporter tout ce qu’ils font dans la vie privée ou dans la vie publique, les autres parce qu’ils ne consentiront point à s’en charger, se croyant déjà transportés de leur vivant dans les îles fortunées.
Glaucon: C’est vrai, dit-il.
Socrate: Il nous incombera donc, à nous fondateurs, d’obliger les meilleurs naturels à se tourner vers cette science que nous avons reconnue tout à l’heure comme la plus sublime, à voir le bien et à faire cette ascension; mais,
 après qu’ils se seront ainsi élevés et auront suffisamment contemplé le bien, gardons-nous de leur permettre ce qu’on leur permet aujourd’hui.
Glaucon: Quoi donc?
Socrate: De rester là-haut, répondis-je, de refuser de descendre de nouveau parmi les prisonniers et de partager avec eux travaux et honneurs, quel que soit le cas qu’on en doive faire .
Glaucon: Hé quoi ! s’écria-t-il, commettrons-nous à leur égard l’injustice de les forcer à mener une vie misérable, alors qu’ils pourraient jouir d’une condition plus heureuse?
Socrate: Tu oublies encore une fois, mon ami, que la loi ne se préoccupe pas d’assurer un bonheur exceptionnel à une classe de citoyens, mais qu’elle s’efforce de réaliser le bonheur de la cité tout entière, en unissant les citoyens par la persuasion ou la contrainte, et en les amenant à se faire part les uns aux autres des avantages que chaque classe peut apporter à la communauté; et que, si elle forme de tels hommes dans la cité, ce n’est point pour les laisser libres de se tourner du côté qu’il leur plaît, mais pour les faire concourir à fortifier le lien de l’État.

 

Que nous montre Platon a travers cette allégorie?

 

1:La caverne:

La grotte est le symbole de notre enfermement de notre manque de savoir et notre impuissance. En tant que prisonniers, nous sommes inconscients, naïfs et remplis de fausses croyances. Enchainés face à ce mur depuis notre enfance, nous pensons que la vraie vie est celle que nous vivons. Les ombres qui apparaissent devant nous(comparable aux médias actuels, à notre enseignement scolaire…) qui sommes manipulés par des marionnettistes (que l’on pourrait confondre en homme politique ou à la grosse fortune aujourd’hui) apparaissent réelles pour nous, car nous les voyons depuis toujours. Pourtant ce ne sont que de fausses croyances.

On peut donc conclure que Platon cite le malin génie (la matrice) et le cogito (le fait de ne pas penser par nous même) que Descartes a repris plus tard. Pour lui la réalité des prisonniers est illusoire.

2:la sortie de la caverne:

Avec l’aide d’un sauveur (qu’on pourrait comparer a un philosophe,voir a certaines vidéos ou blog aujourd’hui), l’un des prisonniers est libéré puis son regard est dirigé vers les objets qui défilent devant le feu. On lui posera des questions sur ses objets et toutes ses certitudes sur sa vie en caverne deviendront doute et il pensera et verra par lui même, il verra que les images portées à son regard lorsqu’il était enchaîné ne sont que des ombres d’objet et que rien n’est réel. Il refusera de se diriger vers la sortie de la caverne, car le monde extérieur (qui symbolise la connaissance) lui fait peur, mais il est empêché de retourner à sa place en face du mur.

Peu à peu il prendra conscience qu’il a été manipulé puis se dirigera vers la sortie.

3: La lumière

Le prisonnier est ébloui par la lumière du soleil qui peut être comparée comme le premier contact avec la vérité . Il va alors devenir heureux grâce à la connaissance et à la vérité qu’il découvre. Son existence est changée.

4: le retour à la caverne

L’ancien prisonnier va alors descendre dans la caverne. Il lui est impossible de laisser les autres prisonniers dans l’ignorance. En allant les cherché il subira les moqueries, trop en décalage avec ses anciens compagnons il passera pour un fou et un complotiste.

Conclusion:

Si la caverne existe, c’est par ce que le monde doit fonctionné selon les préceptes que dictent les hommes de l’extérieur (ceux qui ont la connaissance). En unissant les hommes par la contrainte et la persuasion, ils s’assurent que rien ne puisse jamais changer.Ici, le prisonnier est mis dans le doute quand il est questionné sur ce que sont les figurines devant le feu,on est ici dans la recherche de l’être ( le fameux cogito de Descartes) et en laissant sortir le prisonnier,on lui fait voir le monde réel où se trouve la connaissance ( on peut comparer cela au malin génie présent dans la caverne ).

 

Khalil Gibran:

 

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.

Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

Khalil Gibran,Le prophète.

Que nous enseigne l’auteur de ce texte:

Khalil Gibran essaie de nous expliquer que les enfants doivent apprendre à être à travers leurs pensées propres et non à travers les vôtres. Avec ce texte, il sous-entend que l’éducation donnée à nos enfants est susceptible de modifier leur être en les couvrant de masques que nous leur construisons. Cela les fera alors entrer dans le paraître.

 

FREUD: LE CA, LE MOI, ET LE SURMOI

 

Freud s’appuie sur le triptyque le ça, le moi, le surmoi pour évoquer ce qui régit l’homme.

Le ca:

C’est la partie la plus obscure, la plus impénétrable de notre personnalité. Chaos, marmite pleine d’émotions bouillonnantes. Il s’emplit d’énergie, à partir des pulsions, mais sans témoigner d’aucune organisation, d’aucune volonté générale; il tend seulement à satisfaire les besoins pulsionnels, en se conformant au principe de plaisir. » Le ça ne connaît et ne supporte pas la contradiction. On y trouve aucun signe d’écoulement du temps”

le moi:

Le moi a pour mission d’être le représentant de ce monde aux yeux du ça et pour le plus grand bien de ce dernier. En effet, le moi, sans le ça, aspirant aveuglément aux satisfactions instinctuelles, viendrait imprudemment se briser contre cette force extérieure plus puissante que lui. Le moi détrône le principe de plaisir, qui dans le ça, domine de la façon la plus absolue. « Il l’a remplacé par le principe de réalité plus propre à assurer sécurité et réussite »

le surmoi:

le surmoi est la partie représentative de notre être. C’est la partie que l’on expose le plus aux autres (avec le moi) contrairement au ça et au moi il n’est pas inné, mais acquis par notre éducation et le monde qui nous entoure (on pourrait y voir encore une fois le malin génie et le cogito).

Conclusion:

Pour Freud, le moi est une « pauvre créature, devant servir trois maîtres » le ça,le surmoi et le monde extérieur.

Je modifie légèrement les mots dans mes textes et je n’avais jamais parlé du ça . Nous retrouvons donc (selon mon schéma de pensé) le ça, l’être (qui remplace ici le moi) et le paraître( qui remplace le surmoi). Selon Freud, nous avons donc bien l’être et le paraître (exactement comme dans les textes Descartes et Platon.)

 

LA RELIGION:

Toutes les religions ont attrait à la spiritualité, qui est un reflet de l’être. Chercher la spiritualité, c’est essayer de se connaître, de savoir ce qui est juste et bon.

La religion réprime le ça qui est représenté dans les péchés capitaux par exemple chez les catholiques . Ce sont l’orgueil, l’avarice, la luxure, l’envie, la gourmandise,la colère et la paresse (qu’il faudrait plutôt voir du sens de la non-recherche de spiritualité).

Je compare la prière à une connexion avec l’être profond, quand on y met tout son cœur, on parle à son être. Quand on prie, on s’installe dans le présent et cela offre la possibilité de modifier son futur. Quand vous priez pour quelque chose, vous inscrivez inconsciemment dans votre être un objectif et votre être va alors créer une bulle autour de vous pour y parvenir.

Les religions telles les philosophes offrent un chemin à suivre, une opportunité de parler à son être et donnent un sens à l’existence, mais il faut toutefois les prendre avec des pincettes, car elles peuvent aussi être un enfermement d’esprit!

 

Le cinema:

Avez-vous vu Matrix ? Quel superbe film . J’adore les symboles et les clins d’œil de ce film (l’histoire d’Alice au pays des merveilles, les références à la franc-maçonnerie …) , c’est incroyable tout ce travail des frères Wachowski ! Sans entrer dans les théories du complot présentes dans cette oeuvre, certains aspects de ce film sont tout de même parlants et comparables avec le monde actuel.

Selon Morpheus le personnage présent dans l’extrait ci-dessus, la matrice est le monde que l’on superpose à notre regard pour nous empêcher de voir la vérité. Elle est omniprésente partout autour de nous et en nous. La matrice serait donc une prison pour notre esprit et nous en serions esclaves depuis notre naissance!

Je ne dis pas par là que toutes les théories évoquées dans ce film sont le reflet de la réalité de notre monde actuel, je veux uniquement faire remarquer que l’univers de la matrice est ressemblant.

vraiment, un film à voir ou revoir.

Nous pouvons aussi cité le filme Le soleil vert bien que plus ancien qui montre comment une population peut être trompé en croyant que tout est normal.

Et que dire de ces séries (Walking dead) ou films de Zombies? Beaucoup y voient des êtres humains attaqués par un mystérieux virus, moi je pense que les zombies sont déjà présents, je vois en eux une métaphore sociale qui reflète bien notre société actuelle.

 

LA PYRAMIDE DE MASLOW:

 

 

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Abraham Maslow (1908-1970) propose en 1943 dans son article «A Theory of Human Motivation » une classification hiérarchique des besoins humains, dont il distingue cinq grandes catégories . Le passage d’un niveau à l’autre ne peut s’effectuer selon lui que si le besoin du niveau inférieur est satisfait.

Niveau 1 de la pyramide de Maslow

Les besoins physiologiques sont liés à la survie des individus ou de l’espèce. Ce sont des besoins concrets indispensables à la vie :respirer, boire, faire ses besoins, manger, dormir, se réchauffer… Le besoin de procréer est sujet à discussion. Celui-ci, utile pour l’espèce, ne semble pas nécessairement présent chez tout individu…

Niveau 2 de la pyramide de Maslow

Le besoin de sécurité consiste à se protéger contre les différents dangers qui nous menacent. Ils recouvrent le besoin d’un abri, la sécurité des revenus, la sécurité physique , la sécurité morale et psychologique et une certaine sécurité affective et la sécurité sociale (santé).

Niveau 3 de la pyramide de Maslow

Le besoin d’appartenance révèle la dimension sociale de l’individu qui a besoin de se sentir accepté par les groupes dans lesquels il vit (famille, travail, association …).

Niveau 4 de la pyramide de Maslow

Le besoin d’estime prolonge le besoin d’appartenance. L’individu souhaite être reconnu en tant qu’entité propre au sein des groupes auxquels il appartient.

Niveau 5 de la pyramide de Maslow

Le besoin de s’accomplir est le sommet des aspirations humaines. Il vise à sortir d’une condition purement matérielle pour atteindre l’épanouissement. C’est également le besoin de participer, fut-ce modestement, à l’amélioration du monde.

Dans cette pyramide, pour accéder au niveau 5 il faut selon Maslow que les niveaux 3 et 4 soient franchis. Mais je me pose la question, si ce besoin d’estime et ce besoin d’appartenance sont liés au malin génie et à la pensée commune. On parlerait alors ici de personnalité acquise et non innée? Comment peut-on s’accomplir lorsque nos pensées et le monde autour de nous nous guident et imposent cette vision de nos personnalités à nos esprits?

Et si cette pyramide n’était pas finie? Si finalement, le besoin de s’accomplir n’était qu’une étape qui amène à revoir les niveaux 3 et 4 qui ne sont finalement que la représentation de nous même au sein de notre environnement ?

Ma vision personnelle à travers mon propre cheminement:

pyramide steve

Le besoin de s’accomplir, moi je le vis en reconstruisant ce niveau 3 et 4 pour qu’ils correspondent à mon innée, puis je le fais accepter autour de moi avant de le faire rayonner.

À partir du niveau 5, on se met à cogiter, puis nous nous rendons compte que nos pensées sont liées non pas à nous-mêmes, mais à l’environnement autour de nous. Doucement, nous essayons de faire comprendre cela à notre entourage (ce qui n’est pas facile, souvenez-vous dans l’allégorie de la caverne comment est perçus l’esclave qui a vu la lumière par les autres prisonniers enchaîner face au mur). Une fois que l’être est accepté, on se met à suivre son être intérieur et non cet être acquis (le paraître). À partir de ce moment-là, on rayonne, une bulle positive se crée autour de nous. Nous sommes dans le présent, nous écrivons notre propre histoire, notre futur et notre passé sont liés au présent et nous emmenons avec nous tous ce qui se trouve dans cette bulle.

Quand nous cherchons a entré dans l’être il faut détruire tous ce qui attrait au paraître, il faut apprendre a penser par soi même (le cogito de Descartes) il faut voir le monde comme une façade et enter dans chaque maison pour voir ce qu’il s’y cache en les fouillant du sol au grenier ( il faut sortir de la caverne pour Platon et il faut observer le malin génie pour Descartes).

Le chemin vers la connaissance de soi est un chemin vers la culture. Apprendre, c’est vivre, c’est grandir et c’est voir vers demain tout en mettant de la richesse dans notre âme, celui qui cesse d’apprendre n’est plus que dans l’attente de la fin.

Une fois dans l’être, une certaine spiritualité s’ouvre à nous, les choses sont senties différemment, les sens s’ouvrent et d’une certaine façon nous rayonnons. Une ouverture d’esprit s’ouvre, toutes les croyances tombent et tout paraît possible tant que le contraire n’a pas été confirmé par nous même .

Bien sûr, il est difficile de parler de ce que nous pensons ou savons aux autres, nous serions considérés comme des conspirationnistes ou des fous, souvenez-vous de la perception des esclaves enchaînés dans l’allégorie de la caverne quand l’esclave devenu libre vient leur raconter le monde en dehors de la caverne (Ces fous !).

Galilée était un conspirationniste, il a prouvé que la terre n’était pas le centre de l’univers et qu’elle tournait autour d’une étoile (ce qui ne plaisait pas a l’église)

Darwin était un conspirationniste, il a prouvé la théorie de l’évolution (qui ne plaisait pas a l’église)

les archéologues ont été conspirationniste, car ils ont détruits les théories de l’église par leurs recherches.

Aujourd’hui l’influence de l’église n’est plus aussi forte qu’auparavant. Elle ne partage avec les médias ( détenus par une minorité de riches ) et la science (l’approche analytique) sa puissance sur tous les hommes enfermés non plus dans une grotte, mais devant leurs écrans et leur livre savants.

Il faut aussi remarquer que la science est devenue pour nombre d’entre nous une religion. Ce qui n’est pas prouvé scientifiquement est considéré comme faux. Dès qu’il y a doute, il n’y a plus de vérité (prenons l’exemple du glyphosate jugé toxique par certains et inoffensif par d’autres scientifiques rémunéré par Montsanto. est-il pour autant inoffensif ?) est-ce que la science a le droit de dicter ce qui doit être ou non? Il faut remarquer que la science ce n’est pas simplement l’image d’un chercheur devant ses béchers, elle est présente partout. Dans les sondages, dans l’analyse économique, dans l’analyse cérébrale, dans le marketing…

 

Ma théorie:

 

Le schéma classique

Notre représentation de nous même a nous et aux autres est située en grande partie dans le paraître, bien qu’il y est une infime partie de l’être qui ressort (la proportion est différente selon les individus et leur histoire ).

Quand nous nous situons dans le paraître, il y a donc un lien avec l’être, mais aussi avec le ça. Or comme Freud l’a évoqué, le moi (l’être) bloque toujours le ça. On a donc un schéma comme celui-ci:

 

etre paraitre

 

Il y a un lien entre le paraître et le ça. Pour s’en rendre compte il suffit d’observer le monde qui nous entoure dans lequel le ça est plus que dominant (je vais reprendre les péchés capitaux pour exemple):

l’orgueil: l’homme veut toujours être supérieur à ses semblables et à son environnement. « Le comble de l’orgueil, ou de l’abjection, est le comble de l’ignorance de soi-même. » Baruch Spinoza

-l’avarice: l’homme veut engranger un maximum de richesse sans les partager.«L’avare ne possède pas son or, c’est son or qui le possède» Bion de Boristhène

la luxure: commerce du sexe,prostitution, maison close, échangisme…«L’amour, c’est le soleil après la pluie, et la luxure, c’est l’orage après le soleil», William Shakespeare

l’envie: l’homme désire toujours ce que les autres ont. « L’envie est blessure pour l’esprit qui se ronge, torturé par le bonheur d’autrui » Grégoire le Grand

la gourmandise: Le monde d’aujourd’hui est rempli de toutes ces nourritures dont on mange sans faim (et pas nécessairement utile à notre corps) pâtisserie, produits sucrés, fast food… «Il faut manger pour vivre, mais non vivre pour manger», Cicéron

la colère: Presente partout autour de nous, dans les guerres, les manifestations, en voiture…«La colère est une courte folie» Horace

la paresse: c’ est l’amour du repos, qui nous pousse à omettre ou à négliger nos devoirs, plutôt que de nous faire violence pour les remplir. Cependant il ne faut pas confondre le paresseux qui s’abrutit devant sa TV en éteignant son cerveau et l’homme qui prend un moment pour se recentrer sur lui même.

Ces 7 péchés capitaux (que je placerai dans le ça) sont présents dans le monde qui nous entoure qui n’est que paraître. Il y a donc un lien entre le ça et le paraître.

Dans le schéma classique, nous sommes en dominante paraître. Le paraître domine l’être et le ça interagit avec le paraître .

 

Que se passerait-il si nous vivions plus dans l’être?

paraitre etre

 

Dans ce schéma l’être domine le paraître, il peut filtrer celui-ci, car il le reconnait. Le lien entre le ça et l’être est impossible puisque l’être contrôle et refrène-le ça.

Bien sûr il y a toujours la présence du ça, qui transparaît dans le paraître qui reste toujours en lien avec l’être. Mais il y a une différence notable, l’être se rend compte de ce ça et peut le comprendre et le maîtriser.

Quand l’être rayonne il faut aussi remarquer que le temps et notre façon de penser changent, nous ne sommes plus uniquement dans l’analytique, nous sommes beaucoup plus dans l’intuitif . L’intuitif est encré dans le présent et dès lors, nous sommes capable de le modifier, ce qui aura pour résultat de modifier notre futur, mais aussi le passé puisque c’est le présent qui crée notre histoire.je parlerait plus en détail de ses cerveaux droit et gauche (l’instinctif et l’analytique) et de ces moments ancrés dans le présent dans un prochain article.

schema preci etre paraitre

 

Oui être et non paraître permet de vivre pleinement notre vie, de tracer nous-mêmes notre chemin tout en respectant ce qui nous entoure. Pensez-vous vraiment que la vie idéale c’est celle que vous menez? Celle ou vous travaillez 5 à 6 jours sur 7, ou vous devez avoir une maison,une belle voiture. Metro/boulot//tv/dodo. Es cette une vie ou êtes-vous prisonniers? Qui vous empêche de vivre votre vie comme vous l’entendez? Vous avez peur? Mais de quoi? Peur du bonheur? Peur d’être différent?

Aujourd’hui nous sommes éduqués pour être comme tout le monde et non pour être unique. Les différences excluent, mais si elles sont assumées elles intriguent et elles ouvrent les esprits de votre entourage.

Être permet d’accéder à une certaine spiritualité. Etre transforme votre esprit et ce qui paraissait impossible pourrait très bien devenir possible, car vous ne vous laissez rien dicter par autrui. L’être vibre et transmet alors sa vibration comme une boule d’énergie partout autour de lui .

Si tous, nous prenions conscience de ce que nous sommes, peut être que le monde s’en porterait mieux. Alors redevenons ce que nous sommes, par ce que ce monde qui nous entoure est d’une tristesse, ce monde va droit vers sa propre fin par ce que nous faisons que paraître.

Le XXI siècle sera spirituel ou ne sera pas, voilà mon avis.

J’espère avoir été assez claire sur ce sujet au combien compliqué à développer, n’hésitez pas à me faire part de vos incompréhensions et vos questions .

 

« Celui qui regarde à l’extérieur, rêve. Celui qui regarde à l’intérieur, s’éveille. » Carl Gustav Jung

« Connais-toi toi même et tu connaîtras l’univers et les dieux. » inscription au seuil du Temple de Delphe

 

 

Steve Berna le 26/02/2019 tous droits réservés

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